Le Jugement De La Souris

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Charles Sadoul. Les procès contraire les animaux. Das Souris de Contrisson. Article paru dans «Le pays Lorrain», (Nancy), 17e année, n ° 13, décembre, 1925, pp. 529-538.

Vous lisez ce: Le jugement de la souris

Pour celles qui s’intéressent de loups-garous et est différent lycanthropes nous conseillons plus particulièrement :− Bérriat Saint-Prix Charles. Avoir peur de et recherches sur les jugement relatifs du animaux.> in « Mémoires ns la société des Antiquaires du France », (Paris), , tome VIII. 1829, pp. 403-432. Et tiré-à-part : Paris, du l’imprimerie du Selligue, 1829, 1 vol. In-8°, 47 p. Rang 1 planche dépliant 3 volets. − Emile Agnel. Curiosités judiciaires und judiciaires du Moyen Âge. Litige faits ns animaux. Paris, J. B. Dumoulin, 1858. 1 vol. In-8°, 47 p. 

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Les procès contraire les animaux

CONDAMNATION DES SOURISA CONTRISSON EN 1733

De notre jours, on les sait, pour que, juridiquement, il y ait crime foins délit, il faut qu’il y oui eu intention aux nuire à la maison l’auteur de l’acte. L’article 64 du notre encoder pénal édicte qu’il n’y a ni crime ni passe lorsque le prévenu dalka en état du démence à moment de l’action, hay lorsqu’il a souscrire une contrainte à laquelle il n’a pu résister. Convecteur le mineur aux moins ns seize âge on exige ns discernement. Sauf dans la maison de les Romains (1) lequel ont formulé das principes lequel régissent demeure notre droit, les lois et les coutumes antiques ne tenaient étape compte ns l’élément intentionnel. Cette suffisait convoque donner emplacement à une sanction pénale que le fait délictueux fut constaté et son auteur connu. La responsabilité ns cet auteur et le sien intention ns nuire n’était étape nécessaires, on était donc amené logiquement à frapper aux peines non seulement les insensés, esquive enfants, mais aussi les animal et en outre les objets inanimés.

En ce qui concerne celles derniers l’histoire grec et celle de l’Espagne contemporaine en le rapport des exemples (2). Chaque âge à Athènes venir Prytanée commanderie jugés esquive meurtres commis par des auteurs inconnus. Prendre plaisir ceux-ci ne pouvaient am châtiés on s’en prenait jusqu’à l’instrument ns crime qui dalain jeté hors de territoire ns l’Attique. Dion Chrysostome le rapport que les juges de Thasos ordonnaient que assez objet inanimé qui jai eu causé les mort d’un masculin devait un m précipité à lintérieur la mer. Il en fut par conséquent d’une statue qui par sa chute avait écrasé une passant. En Espagne, jusqu’à ns époque voisine ns la nôtre, les armes des tueur étaient détruites par la scie et le marteau. De un attentat anti Isabelle II, à milieu aux XIXe siècle, on se servit pour les destruction du l’acide sulfurique. C’était, en somme, une habitude concéder sensée plus celle aux la justice française qui fait coincés en vente esquive pièces à conviction, fournissant donc des armes pour aux nouveaux crimes.

M. Huffel, l’érudit historien des forêt d’Alsace, l’on a signalé ns condamnation concède singulière encore, à lintérieur il a trouvé mention dedans l’étude du Hanauer, sur les campagnes alsaciennes à moyen âge. Aux environs ns Hofen rang Büren était située ns forêt nom est Hetzelholtz, mise à ban (c’est-à-dire sauf la loi), prendre plaisir un meurtrier, par jugement aux la Pfalz (tribunal aux Palais) de Strasbourg, à cause première d’un assassiner qui y aurait été commis. Conditions météorologiques en avait massacre les futaies, et cette n’y poussait reconnaissance que ns menu boire et des broussailles.

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Ces condamnations d’objets inanimés sont approprié rares. à contraire celles d’animaux auteurs de délit ou aux crimes furent fréquent dans esquive siècles jai livré (3).

Dans les lois de Moïse (Exode 28) c’est dit : « Si une bœuf frappe ns sa corne un homme ou une femme et qu’ils en meurent, ns bœuf va devenir lapidé rang on née mangera pas aux sa chair mais le maître sera jugé innocent ». C’était l’application stricte de la act du talion (Exode 24-25) « œil pour œil, dent convoque dent, pied convoque pied, etc… ».

Inspirées, semble-t-il, par ns texte sacré, nos ancien juridictions, peu importe sans ns citer, poursuivirent und condamnèrent normalement des animal auteurs ns crimes, vendeur naturellement sans intention.

Il y a lieu aux faire ici une distinction. Parfois ces animaux étaient entièrement assimilé à des criminels humain et arbitre par das tribunaux. Occasionnellement on les regardait prendre plaisir les instruments tantôt de la colère divine, tantôt aux la malice aux démon. Convectif le premier laffaire on jai eu recours à des prières, convoque le second jusquà des excommunications et des exorcismes.

Dans sa notice publié en 1829 dans les Mémoires aux la société des Antiquaires du France, Berriat-Saint-Prix a étant donné la liste ns 90 condamnations d’animaux prononcées du 1120 à XVIIIe siècle, sans commettre la distinction entre les animaux criminels rang les animaux instruments aux Dieu ou aux démon. Cette y en est certainement beaucoup de plus. On en a retrouvé depuis et les savant auteur n’a relevé pour la Lorraine, que la seule effectuer d’un porc du Moyenmoutier mis jusquà mort jusquà Saint-Dié en 1572. Les procédure en a été publiée par Lionnois dans son Histoire de Nancy et par Gravier à lintérieur son Histoire aux Saint-Dié .

Il y eut d’autres exécutions. J’ai retrouvé ns mention de 25 aux celles-ci tant dedans l’excellent ouvrage du Dumont d’environ la justice criminelle en Lorraine, qu’aux espace de rangement départementales ns Meurthe-et-Moselle, à propos de quoi j’ai pu contrôles l’exactitude ns la la plupart du temps des renseignements donnés par Dumont (4).

Dans ces procès esquive inculpés sont presque toujours des porcs. Ns taureau bible était-il devenir moins cruel, ns surveillait-on mieux, foins le considérait-on prendre plaisir une sorte de beasts sauvage obéissant aveuglément à son instinct ? je ne sais. En assez cas nom de fille n’ai établir qu’une seule condamnation à propos un taureau. Il fut pendu à Metz le 9 septembre 1512 sur le chemin aux Sainte-Barbe (5). Ns seule fois il s’agit d’un catsp qui fut pendu jusquà Longeville prés de Bar, en 1467.

Dans les 23 autres cas cette sont des porcs qui toujours ont causé ns mort aux jeunes enfant et, presque toujours, esquive ont dévorés. On pourrait confiance que cette animal, aucas utile et si estimé des Lorrains, aurait conservé les férocité aux ses ancêtre errants à demi sauvages dans das forêts gauloises, férocité qu’a constatée Strabon.

La plus ancienne condamnation contre un porc fut prononcée jusqu’à Châtillon (aujourd’hui Meuse) en 1349 und la reconnaissance récente en 1662 jusquà Mirecourt. Nous en élyvant entre ces dates à lintérieur toutes das parties du la Lorraine jusquà Broussey-en-Blois (1354), jusquà Domcevrin (1408), Sivry-sur-Meuse (1485), Briey (1504), Virton, alors lorrain (1513), Moyeuvre-la-Petite 1519), Ville-en-Woëvre (1519), Boucq (1548), Joudreville (1550), Mehoncourt (1554), Lantéfontaine (1569), Salonne (1569), Raon-l’Etape (1571), Châtel-sur-Moselle (1577), Heillecourt (1584), Sancy (1586), Nancy (1600), Epinal (1612).

Une fois même, à Boucq en 1538, c’est tous un troupeau aux cochons qui est livré venir bourreau, par que dans ce troupeau conditions météorologiques n’a étape pu discriminer le coupable. A Arches-sur-Moselle, en 1593, une mère coupable d’infanticide est juge à être enterrée vif (étranglée toutefois peu du temps après) et esquive porcs qui avaient dévoré les petit corps sont brûlés sur le bûcher.

Mais il semble suite dans cette dernier cas, on n’ait pas eu convectif but ns punir des complices. Donc que l’indique ns procureur circonférence Maimbourg dedans ses réquisitions, nous veut « que ns veue d’iceux ne vienne refreschir la mémoire et impair un loi si inhumain et au cas où cruel ». C’est potentiellement un sentiment semblable qui inspirait les jugements frappant des d’objets inanimés que nous oui cité concède haut.

Mais, sans aller jusqu’à l’homicide, les animaux pouvaient commettre certains crimes ou certains délits dommageables à l’homme. Au cas où l’on pensée qu’ils avaient été aux simples instruments de Dieu, par conséquent qu’il fut convoque les plaies d’Egypte, nous recourait jusqu’à des prières et à des processions bénéficie on le faisait convecteur toutes les calamités. Dans certains cas l’on croire que c’était moyennant influence diabolique qu’ils s’étaient livrés jusquà des actes répréhensibles, nous s’adressait jusquà l’évêque pour acquérir de lui des excommunications hay l’autorisation du procéder jusqu’à des exorcismes. C’était l’évêque semble-t-il, ou le tribunal ecclésiastique nommé par lui, qui appréciait dans certains cas on avait cas à coopérative ou à diable rang décidait quelles dimensions devaient être employées.

Berriat-Saint-Prix donne de nombreux exemples du ces excommunications solennelles anti les animaux les reconnaissance divers, parmi quel on considérées même, parce que le fin ns XVIIIe siècle, à Canada, das innocentes tourterelles. La plupart de temps esquive excommuniés sont des rats, des souris, des insectes, chenilles, charançons, mouches variées, sauterelles, voire des limaces rang des sangsues. Malice saint thomas et d’autres théologiens qui réprouvaient ces pratiques, elles des biens courantes.

En juin 1719, jusqu’à Nancy, une excommunication du ce type fut prononcée anti les sauterelles qui « gâtaient das foins ». Nom de famille le fut auprès pompe venir cours d’une procession aux toutes das paroisses, suivie par les les autorités et esquive corps de métier, qui se rendit parce que le Grande Prairie, ns prairie aux Tomblaine actuellement (6).

Il née semble étape que cette sanction ont été obtenue à moyen d’une décision ré un tribunal ecclésiastique. Nos les ancêtres lorrains n’avaient à peine recours, en eftet, jusqu’à ceux-ci. Notre ducs jai eu toujours su se faire défendre contraire leurs empiètements, et détient presque toutes esquive matières ns juridictions ordinaires. Ailleurs, à contraire, c’étaient la plupart du temps toujours esquive officialités qui connaissaient des procès contre les animaux. Maïs soit suite ceux-ci ont été assignés avant un rechercher ecclésiastique, cest un qu’ils l’aient été devant ns juridiction ordinaire, nous n’obtenait un judgment qu’au moyen d’une procédure communément plus formaliste également que dedans une travail contre des humains.

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Barthélémy aux Chasseneuz foins Chassanée , qui vécut aux 1480 à 1540, qui fut conseiller au Parlement aux Paris et une jurisconsulte fort estimé de le sien temps, n’a pas dédaigné du consacrer un a appris traité à cette question des poursuites contre les animaux. Cette la connaissait maniable puisque, support au bailliage d’Autun, il avait été les défenseur ns rats inculpés de ravages de récoltes. On ne échoué pas, en effets — sans les la condamnation je vais lavoir été irrégulière — du désigner un avocat aux accusés. Le sien principal devoir consistait, d’après Chasseneuz, d’excuser ses client pour de toi non-comparution, du soulever das exceptions d’incompétence ou déclinatoires, d’invoquer esquive irrégularités ns la citation et d’exposer naturellement alger les discuter utiles pour éprouvé leur innocence.

Ainsi, jusqu’à Mayence, au XIVe siècle, d’après Malleolus, devis par Berriat, esquive paysans ns l’Electorat accepter assigné das mouches cantharides qui ravageaient le pays, jusqu’à comparaître avant le juge, celui-ci leur nomma une « curateur et orateur… je suis en attente leur petitesse et deux éloignement aux l’âge aux majorité ». Ns même eurent des avocats les chenilles du Valence-sur-Rhône citées antérieur à l’official, celles d’un canton d’Auvergne, en 1690, et les « hurebers » maudit en 1516 par l’official ns Troyes.

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Dans nos archives lorraines qui conservent, prendre plaisir nous l’avons dit, d’assez nombreux dossiers du procédures anti des animaux meurtriers, nous n’en jai eu pas trouve jusqu’ici anti les animal ravageurs. M. Pierre Lœvenbruck a bon voulu me communicatif un virtuellement curieux document découvert par lui, dedans les espace de rangement du lensemble des entreprises étrangères, qu’il explore avec tant de profit convoque les lecteurs du Pays lorrain. Cette raconte sommairement la carrément curieuse biographie que voici :

En 1733, ns territoire de Contrisson (7), village situé à quatre kilomètres aux Revigny, aujourd’hui son chef-lieu ns canton, était désolé par esquive ravages ns souris innombrables. Après pour avoir causé un endommagé « très considérable » du moissons, eux menaçaient de détruire les semailles en blés, seigles et etc céréales, et ns ne laisser non espoir de récolte prochaine. Des prières und des processions publiques avaient été achèvement en vain. Venir lieu « de s’être diminuées » das bestioles s’étaient « extrêmement augmentées » et le blesser « aux semailles publiques et général semblait du jour en jour devenir plus considérable. Il est probable qu’on jai eu eu en outre recours jusquà des moyens plié orthodoxes que das prières rang processions, rang que esquive conjureurs du sort jai eu été priés d’intervenir. Ton incantations et deux formules n’avaient mettre en ordre produit d’effet. C’est alors que les gens aux Contrisson résolurent d’user des grands moyens, ils s’adressèrent au sergent de justice Étienne Griffon et ns prièrent d’assigner en justice esquive dévastateurs. Griffon née s’étonna point. Peut-être également avait-il conseillé celles mesures juridiques qui devaient à lui procurer quelques honoraires, correct rares en temps ordinaire, étant hésiter que les tribunal, auquel il était attaché, aller à juger des causes battre nombreuses. Le sergent lança le sien assignation lequel fut régulièrement contrôlée, c’est-à-dire enregistrée, au bureau aux Revigny.

Il y oui urgence rang la cause première fut nommé aussitôt par devant « Jean Miras, mayeur en les justice convecteur Son Altesse royale de Lorraine jusqu’à Contrisson, profitez-en aussi en présence aux Nicolas Mordillat, mayeur en la judiciaire foncière dudit lieu (8). Ns sieur Châtel greffier, devait captation les notes obligatoires. Moi Jacques Collinet, substitut du procureur général de Lorraine rang Barrois, occupait les siège ns ministère auditeur et déposa ses conclure pour das Syndics et habitants, demandeur en les cause.

Il exposa esquive ravages causés « par les quantité prodigieuse aux souris qui sont répandues d’environ le finage de ce lieu », montra que das moyens habituels aurait été inutiles et termina en demandant, non ns mort des coupables, mais leur bannissement : « à celles causes cette vous plaira ordonner pour ladite remontrance qu’il soit je lai commandé que esquive dits insectes et souris faire des endommagé par cy-devant et moyennant cy-après seront condamnés à se enlever hors l’étendue des locaux et finage dudit lieu, dont ils ont à faire tant du dégâts, dans esquive retraites où il amie plaira deux ordonner. C’est jusqu’à quoi ledit substitut conclue pour les habitants et attendre en parvenir ».

Il ne semble pas que das accusés ont été contraints aux comparaître en personne. Conditions météorologiques n’amena à banc des accusés non représentant du la gent souricière. Par conséquent cependant avait été nécessaire la présence ns sangsues citées en judiciaire par le curé de Berne en 1481.

Néanmoins, par conséquent que nons l’avons dit, les animaux ne pouvaient être condamnés sans être défendus. On jai eu donc, fort l’usage, désigné un support à les notres bestioles. C’était Me blue jeans Griffon, sans doute parent de sergent qui avait dressé l’exploit d’assignation. Il remplit le sien rôle auprès conscience rang dignité. Cette n’imita mettre en ordre Chasseneuz, défenseur des rats d’Autun rang n’usa mission des artifices ns procédure qu’il jai eu à sa disposition, tel qu’exceptions dilatoires « pour donner le temps à ns prévention aux se dissiper », il ne soutint étape que das souris commanderie toutes dispersées, rang qu’une simple assignation n’avait démarche été suffisante pour les exhorter toutes. Cette n’excusa démarche le défaut de ses clients en s’étendant sur la longs et difficulté ns voyage, pour les dangers que les chat faisaient courir du intimés, esquive guettant à je connais les passages. Cette dédaigna toutes celles arguties aux Chasseneuz et se faire contenta aux dire ns ses client « que bénéficie ce sont des animal que coop peut de créés d’environ terre et suite cependant, nonobstant das dégâts causés par elles pour ledit finage, on ne peut mission les détruire, ni deux ôter das aliments qui de toi sont propres convoque la conservation ns leur vie, c’est pourquoi, convecteur elles exigence qu’il leur soit montré un endroit où elles puissent se éliminer hors ns l’étendue dudit finage et où il (sic) puisse capturer leur alimentaire nécessaire tant beaucoup, tellement qu’il plaira jusquà Dieu de les laisser. C’est jusquà quoi ledit Griffon persiste et nettoyer y parvenir ».

Concluant ainsi Me blue jeans Griffon montrait d’un parfaite connaissance ns la doctrine et du la jurisprudence en la matière. Les dernière, depuis carrément longtemps, aurait estimé, en effet, qu’on sportif pouvait prononcer une telle sentence du bannissement sans donner à des « créatures du Dieu » le moyen ns poursuivre deux vie. Déjà au temps du Charlemagne, l’évêque d’Aoste, heilig Grat, aurait permis aux taupes, qui ravageaient la Vallée, du creuser ton galeries dans un glénat éloigné aux trois milles. Guillaume d’Ecublens, évêque aux Lausanne du 1221 à 1229, oui relégué à lintérieur un coin nettement indiqué de lac Léman les anguilles qui infestaient le sien eaux. Concéder tard esquive juges locaux du Coire avaient cantonné, à lintérieur une gammes forestière und sauvage, des larves malfaisantes (10). Et morceaux d’années avant l’affaire aux Contrisson, esquive chenilles qui désolaient Pont-du-Château en Auvergne, jai eu été excommuniées par ns grand-vicaire und renvoyées, par lui, avant le juge ns lieu. Celui-ci en condamnant das insectes leur aurait assigné un région inculte expressément nommé (11).

Le substitut, Jacques Collinet, née pouvait que s’incliner devant du tels précédents. Je Griffon les aurait peut-être invoqués dans d’un plaidoirie dont nous n’avons malheureusement conservé que ns sec abstrait transcrit concède haut. L’attitude du Me Collinet conditions météorologiques est donc rapportée

« Ledit substitut convecteur les habitants n’empêche qu’il y ont indication envoyer par les sieurs mayeurs sans suite néanmoins nom de famille puissent nuire, ou préjudicier dedans l’étendue dudit finage dudit lieu. C’est jusquà quoi il prétend, ni entend autrement pour lesdits insectes ».

Tout les monde semblant ainsi d’accord, esquive mayeurs prononcèrent avec gravité le arbitre suivant :

« Vue par l’on le avocat ci-dessus und la insatisfaction des résident y jointe, conditions météorologiques ordonnons que dans trois jours, date ns la signification de la présente sentence, lesdits insecte et souris confiance en soi retireront et auront pour pasture und aliment les boire joignant et contigu le finage du Contrisson, découper les rivières und bornes d’icelles de quatre pieds aux longueur, afin qu’à l’avenir elles ne puissent nuire, ni préjudicier, ns biens de la terre de quelle nature ce puisse être. Cette à je vous demande pardon nous das condamnons ».

Voir plus: Carte Des Ports De Bretagne : Ports De Bretagne, La Cartographie Des Ports De Plaisance Bretons

Autant qu’on peut en juge par ce texte obscur, il différent enjoint ns « insectes rang souris » de ne concéder franchir ni ns Saulx ou l’Ornain, pas plus que das rûs de Rennecourt et de Sereinval. De toi « retraite » était limitée, semble-t-il, dans les bois du Danzelle, de la haie Herbelin et de Faux-Miroir, sis venir nord et au nordouest ns Contrisson. Potentiel y ajoutait-on libéralement des forêts d’autres bans voisins profitez-en ceux d’Andernay, Mognéville, Sermaize, etc. Quoi qu’il en soit, l’avocat Griffon a continué à afficher son dédain d’une inutile chicane. Craignant peut-être la vindicte des gens ns Contrisson, à milieu desquels cette vivait et potentiellement aussi ayant souffert dedans ses biens des ravages de ses clients, cette ne chercha démarche à retarder l’exécution aux la sentence. Il n’essaya pas aux porter appel au Parlement de Paris par conséquent que peut-être il en avait le droit, Contrisson étant à lintérieur la « mouvance ». Il ne discuta démarche la commodité du cantonnement assigné du bestioles. Cette n’imita pas son confrère de Saint-Julien-de-Maurienne qui, en 1587, dans une instance anti les charançons, qui ravageaient das vignes, déclarer que esquive terrains boisés rang herbus offerts en pâture à ses client ne pouvaient am acceptés par eux, là ce n’était qu’une lande stérile et inculte d’où ils ne pourraient trouver jusqu’à vivre. Il exigea ns nomination d’experts. L’on ignorons ce qu’ils décidèrent (11).

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Notre document ne nous montré pas comment? ou quoi fut accompli la signification du l’arrêt par le sergent Etienne Griffon. Conditions météorologiques ne pouvez jamais, d’autre part, dans certains cas les maudit s’inclinèrent avant le jugement des hommes, bénéficie les taupes aux Val-d’Aoste ns temps carolingiens, und déguerpirent dans esquive trois jour fixés. L’histoire que conditions météorologiques venons ns raconter, semble une bouffonnerie méritants des Tribunaux comiques de feu jules Moinaux. Quelques-uns pourraient prétendre que ça procédure a été inventée « à la manière de » par quelque basochien mystificateur du XVIIIe siècle afin aux railler esquive juges « guêtrés et parmi l’orme ». Quant à nous, nous croyons fermement à l’authenticité ns document trouvé par M. Calcul Loevenbruck. Entier d’abord cette a lété découvert, par notre collaborateur, à lintérieur le dépôt d’Archives aux Ministère des entreprises étrangères où l’on n’a démarche coutume ns recueillir das pièces facétieuses. C’est une copié certifiée par ns greffier Chatel rang délivrée moyennant lui ns 21 octobre 1733. Eux se trouve là viens du le XVIIIe siècle et figure présent sous la appeler A. E. Lorraine, il est enregistré 125, folio 70, année 1733-34. Souvenirs et documents.

D’autre aller les acteur de les comédie judiciaire ont en réalité existé. Mon vieil ami, luigi Davillé, a pris la peine du rechercher convoque moi ns trace ns ces personnages. Il a récupérer aux les archives de la Meuse mention ns Mordillât, du Griffon, du Collinet accepter vécu jusquà Contrisson jusquà l’époque indiquée.

Dans ce village la élevée justice appartenir à bien jusqu’à S. A. R. Ns Duc ns Lorraine et jusquà côté ns celle-ci existait une justice foncière. D’après un dénombrement ns 17 août 1735, plus me communiqué Davillé, ça dernière appartenait â l’époque aux jugement jusquà Charles-Bernard Collin, seigneur ns lieu, écuyer, commandant des communes et château aux Ligny d’où il demeurait. Convoque l’exercice aux la « moyenne justice, basse et foncière » cette avait carrément « d’établir une mayeur, lieutenant, interprète d’office, greffier, sergent et autre officiers, lequel connaissaient aux toutes causes civiles trop réelles que personnelles und mixtes, jusqu’à appel avec pouvoir du condamner das délinquants jusqu’à l’amende de 60 sols et au-dessus (12). Enfin, cette jugement, écrit conformément jusqu’à toutes les règles, n’est point différent, en le sien jargon, du ceux rendus dans des causes semblables et dont quelques-uns sont datés aux peu d’années prédécesseur 1733.

Il n’y aurait pas bon longtemps alors, qu’on née brûlait plus du sorciers en Lorraine, et nous en brûlait encore dans d’autres pays. En 1668, Racine oui raillé les procès d’animaux dedans ses Plaideurs et, la même année, avait paru un appris traité des monitoires « avec un plaidoyer anti les insectes ». Il avait été publié par Gaspard Bally, avocat au Sénat ns Savoie, chez antoine Gallien, en beau cour, jusqu’à Lyon (13). Ce livre était imprimé avec la permission rang l’approbation de Souverain Sénat du Savoie. Et, par conséquent que le dit la préface, ce témoignage « des seigneurs du ce célèbre corps… orient suffisant aux son utilité et aux profit qu’on pouvez tirer aux sa lecture. »

Dans ce petit volume in-4° du 48 pages, nous trouvera des passages tant beaucoup, tellement plus cocasses que le jugement de Contrisson. Cette y a là, notamment, ns modèle de requête, bourré de citations latines et du références, qui est aux plus diriger comique.

En 1719, n’avait-on pas vu, à lintérieur la capital lorraine, par conséquent que nous l’avons dit, les sauterelles encourir la peine ecclésiastique ns l’excommunication. En 1662, on avait encore, jusqu’à Mirecourt, condamné un porc à bûcher. Cette sentence contraire des animal n’est n’ailleurs étape la dernier qui ait été rendue. Le savant corvée Cabanes en signale à des époque pas virtuellement éloignées du la nôtre (14). Ns 28 brumaire an II, fut exécuté, jusqu’à Paris, le chien de l’invalide Saint-Prix (15), juge à mort ns veille, avec son maître, pour avoir trop bon défendu celui-ci contre les recherches ns la police. Il y a mieux, en peut faire 1906, ns tribunal de Delémont condamnait également à mort un chien complice aux deux meurtriers qui s’en tirèrent avec la retenue perpétuelle. En 1903, une contravention différent dressée, dans l’Etat d’Indiana (U. S. A.) anti un chimpanzé lequel fumait d’un cigarette ce qui dorient interdit, paraît-il, dans cet Etat. Si, presque jusquà notre époque, des animal inconscients n’échappèrent étape à des pénaliser judiciaires, il ne faut par conséquent pas s’étonner qu’en une temps à propos de quoi nos paysans jai eu conservé fidèle des superstitions séculaires, on oui pu se livrer à des poursuites profitez-en celles suite nous ont relatées.

Et, du nos jours, au cas où l’on n’ose plus coincés en branle l’appareil judiciaire contraire les animal ravageurs, est-on bien sûr que, à lintérieur des maïs reculés du nos campagnes, certaines pseudo-sorciers n’employent pas encore, contraire les insecte et das bestioles, des conjurations convecteur les donner fuir loin aux pays ou les détruire ?

Charles SADOUL.

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Le procès du chien Citron dans das Plaideurs de Racine (1668).

NOTES

(1) und encore démarche toujours. Chaque années on promenait jusquà Rome un chiens crucifié, convoque rappeler ns supplice infligé venir chien ns Capitole lequel n’avait pas donné l’alarme contre les assaillants gaulois, laissant cette soin aux oies fameuses. Dans les Guipes d’Aristophane nous voit un jai reçu une phrase athénien lequel veut condamnent le chien Labès jusqu’à recevoir das étrivières, pour pour avoir volé un fromage de Sicile.

(2) Dareste, Journal des Savants 1885 rang Revue Archéologique 2e semestre. Relais par M. Milot, membre dé l’Académie de Stanislas.

(3) das procès contre les animaux ont été étudiés moyennant Berriat-Saint-Prix dans d’un notice affectation dans das Mémoires aux la entreprise des Antiquaires de France (1829). Corvée Cabanès, das indiscrétions de l’histoire, tome V et assez récemment moyennant M. Edouard-L. Ns Kerdanieul , Les animal en justice, procédures et excommunications, parisien Figuière 1925. Nous nous sommes servis aussi convectif écrire le présent article, aux Dumont, ns Justice criminelle en Lorrairte, Nancy. Dard., 1848, 2 vol. In-8° und de est différent autres renseignements puisés à des sources qui sont indiquées concéder loin.

(4) cf notamment aux archiver de M.-et-M. Les cotes B. 2.119, 2. 509, 4. 215, 6. 666, 7. 173, 7. 381, 7. 329, 8. 642, 10.297, H. I.862.

(5) Chroniques aux la municipal de Metz, recueillies moyennant Huguenin, p. 677. Est devenu « enraigie… corrut sus jusqu’à ung homme devers ns mollin à vent, en marche à pied à Sainte-Barbe et tous le tua ».

(6) Journal du libraire Nicolas publié moyennant M. Ch. Pfister (Mémoires ns la entreprise d’Archéologie lorraine, 1899. P, 265.

(7) Contrisson (Meuse), canton ns Revigny. Autrefois prévôté rang bailliage du Bar. C’est cette village, ns dernier de Lorraine antériorité la Champagne, qu’on détaillé à gauche du chemin de fer en marche sur Paris, for sortie du la gare de Revigny.

(8) cette à remarque que, bruyant la jurisprudence en usage en Lorraine, ce n’est étape à un rechercher ecclésiastique que das villageois aux Contrisson oui recours, mais à une juridiction civile. Dans presque tous les procès villes par Berriat-Saint-Prix, venir contraire, les animaux dévastateurs étaient cités devant la justice ecclésiastique und c’est du celle-ci aussi que parlent esquive auteurs vieille qui ont traité du la question. D’un ordonnance du René Ier, ns 27 juin 1445, oui nettement délimité esquive pouvoirs des officialités. N’ayant non évêché pour leur territoire, les ducs se faire défendirent, concéder âprement de nouveau que d’autres souverains, anti les empiétements des juridictions ecclésiastiques (voir surtout sur les qtestion ROGÉVILLE, langue des Ordonnances, la gestion Clergé. Dumont, op. Cit., I. P, 175 rang sq. Rang Ch. SADOUL, institutions judiciaires de la Lorraine.

(9) ) Cabanes, op. Cit. P. 13 à 18, d’après Malleolus

(10) du Cange, Histoire ns Paris, le volume VII, page 267, remarque I. Devis par Cabanès, op. Cit. P. 22 note 2 et par Berriat-Saint-Prix, op. Cit.

(11) Document devis d’après Menabréa. Jugements anti les animal au moyen lâge dans Mémoires ns la lentreprise royale académique de Savoie 1846, par aux Kerdanieul, op. Cit. p. 127 et suivantes.

(12) archiver de la Meuse. B. 395, n*° 368. Das Collin du Contrisson obsédé encore ces prérogatives en 1789.

(13) Signalé par E.-L. Du Kerdanieul, Les animaux m Justice, p. 69 et sq.

(14) dr Cabanes, op. Cit. P. 62 et sq.

(15) Etait-ce une parent de Berriat. Und est-ce les condamnation qui je vais lavoir poussé nos savant à commettre ses recherches pour les litige d’animaux ?

NOTES de tvbanimeonline.net

Lionnois J. J. Histoire des villes âgées et neuve du Nancy de leur base jusqu’en 1788, 200 année après les fondation du la ville-neuve. 1811. Nancy, Haener, 1811. Le 3 vol. In-8°, (XIV, 639 p.) + (XXII, 595 p.) + (XII, 326 p.).

Gravier N.-F. Histoire du la communes et du l’arrondissement aux Saint-Dié, pièce des Vosges, entre le authority théocratique aux quatre monastères en opposition avec les ducs ns Lorraine et esquive princes constitutionnels du Salm. Epinal, Imprimerie de Gérard, 1836. 1 vol. In-8°, XXXII, 400 p, 2 planche dépliantes

Barthélemy de Chasseneuz. Commentaria ns consuetudinibus ducatus Burgundiae. 1517.

Kerdaniel Edouard-L. Aux <1867- >. Les animaux en justice. Procédures en excommunications. Paris, librairie H. Daragon, 1908, 1 vol. In-12, 44 p

Bailly Gaspard. Contrat des monitoires, auprès un plaidoyer anti les insectes. Imprimé à Lyon, moyennant Ant. Gallien à l’enseigne ns la Treille en belle Cour, 1668.

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1 vol. In-4°.